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 infox BLATTES & CAFARDS



︎ Les cafards ne seraient pas des blattes


Si. Il existe plusieurs milliers d’espèces de blattes dans le monde, dont une vingtaine en France. Ces sont des animaux sauvages qui vivent quasiment tous loin de nous. Certaines espèces se sont rapprochées, au point de vivre dans nos villes.


C’est notamment le cas de quelques espèces exotiques arrivées dans nos transports depuis assez longtemps. Incapables de survivre aux hivers de notre climat, elles sont confinées dans nos habitations toutes l’année. Voire uniquement dans nos serres ou égouts pour la blatte américaine.


Ces 3 ou 4 espèces de blattes, originaires d’ailleurs et qui vivent dans les bâtiments humains, sont appelées des « cafards ». Cela vient du mot arabe kāfir, ou « incroyant » qui fuit la lumière. Il concernait en premier la blatte orientale, très sombre et présente dans le monde entier désormais. 

D’une façon générale, les blattes sont des animaux qui vivent plutôt dans la litière, au sol, sous les feuilles et plutôt la nuit. Les blattes sont détritivores, que ce soient dans nos habitations ou dehors. Elles participent aussi à la fragmentation la litière du sol, grignotant et réduisant les déchets organiques. 



︎ Ecraser une blatte en ferait naître plein d’autres


Non. Cette idée pourrait être vraie, mais ce n’est pas le fait d’écraser une blatte qui déclenche les naissances ! Alors, comment est-ce possible ? Toutes les femelles fabriquent une espèce de capsule qui accueille les œufs : l’oothèque.

“COMME PAR MAGIE ?“

Avant d’être déposée quelque part, elle est peu à peu fabriquée à l’arrière du corps, jusqu’à son achèvement. Il serait donc envisageable, mais très peu probable, d’écraser une femelle sans endommager l’oothèque presque terminée, d’oublier de la ramasser pendant près de 15 jours et de voir des jeunes en sortir, ces derniers étant tout à fait capables de se débrouiller seuls, sans leur mère.

Mais cette probabilité est si faible qu’il vaut mieux classer ce scénario parmi les idées reçues et, pourquoi pas, épargner les cafards ?

Blatte orientale, avec son oothèque presque terminée, à gauche. Illustration Paul Pfurtscheller, 1920



︎ Les blattes ne voleraient pas


Si. Parmi plus de 5 000 espèces de blattes qui vivent sur Terre, beaucoup volent très bien. Celles des maisons, les « cafards », ne sont pas souvent promptes aux grandes envolées, alors qu’elles en sont capables.

“PEUT-ÊTRE LA NUIT ?”

C’est le cas de la blatte commune, dite germanique, plutôt adaptée au repli et à la fuite. Ces insectes font d’ailleurs partie des meilleurs coureurs de leur catégorie.

Le vol reste néanmoins une possibilité de déplacement, voire de rattrapage lors d’une chute, y compris chez la grosse blatte américaine que l’on rencontre lors de nos voyages ou dans les serres et égouts.

Il existe quelques espèces sans ailes, dont la blatte orientale, un « cafard » très sombre et moins courant désormais.



Blatte type “blatte des jardins”, volante et extérieure



Blattes “aptères” (sans aile), sauvage et européenne,
avec son oothèque presque terminée (ci-dessous) : Loboptera decipiens
(photo Entomart.be)






Aller plus loin (pistes)


Les blattes 

Les blattes orientales 

Les blattes américaines (celles de nos voyages sous les tropiques !) 

Les blattes “des jardins”



(post écrit à partir de mon livre Infox nature, Delachaux & Niestlé, 2020)



Textes François Lasserre à utiliser, améliorer, partager... WIP !