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 HôTELS à INSECTES



Hôtel à abeilles Opie / ONF, avec suivi scientifique



︎ Réussir son hôtel à insectes à 100 % : trucs et astuces



On en voit désormais un peu partout, pour quelle utilité et taux de réussite ?


Pour des parents ou des animat.rice.eurs, l’activité « nichoir à insectes » est l’une des plus faciles à réaliser sur le thème des insectes, elle allie bricolage, biologie, biodiversité, abeilles et guêpes sauvages, accueil des insectes… Succès garanti !
Si les puristes du sauvage les appellent parfois des “zootels” à insectes, et leur préfèrent le libre et le spontané (moi aussi !), ces installations servent surtout à (re)faire accepter les insectes. Le public pense ainsi maîtriser et gérer leur installation. L’accueil des insectes n’est pas facile pour de nombreuses personnes. Ces installations sont à considérer comme une transition vers une meilleure acceptation du spontané et des friches.

On en voit donc de plus en plus, un peu partout, y compris au cœur des villes. Oui, dans ces conditions, les insectes sont désormais les bienvenus, et c’est tant mieux ! Mais quels insectes y habitent ou squattent ?

Et comment réussir son installation, car on peut vite être déçu du résultat ?

Dans un hôtel à insectes, on trouve souvent des abris et des nichoirs.

Les abris sont de simples « cavités », garnies ou non de feuillage sec (feuilles, paille…). Ils reproduisent les cavités naturelles de plus en plus rares, comme les troncs creux des vieux arbres, les grottes, les fissures de rochers, les murets, etc.

Ils accueillent, les animaux qui s’abritent (perce-oreilles, araignées, papillons de nuit…) et qui s’installent pour l’hiver (coccinelles, chrysopes, papillons…). Les résultats sont souvent décevants, car cela grouille rarement de bestioles comme prévu ! Il faudra attendre plusieurs années parfois, ou préférer les nichoirs…

Les nichoirs, eux, reproduisent des éléments encore plus rares en zone urbaine : trous dans du bois mort, parois rocheuses pleines d’anfractuosités, tiges de végétaux creux, de végétauc morts et à moelle, laissées à l’abandon.

Les nichoirs accueillent principalement des abeilles et des guêpes, mais pas celles que l’on connaît et qui vivent en colonies. Elles sont solitaires, ne font pas de miel, et ne piquent jamais. Il existe des milliers d’espèces en France, dont une seule espèce d’abeille vit dans une ruche et fait du miel, et une vingtaine de guêpes sociales.

Une partie du nichoir sera constituée de bois percé en respectant les consignes suivantes :

- utiliser du bois dur qui ne pourrit pas et ne se fend pas (chêne, frêne, charme, érable, noyer, etc.) ;

- utiliser des forets bien coupants, qui percent des trous nets ;

- espacer d’environ 2/3 cm chaque trou ;

- percer des trous de 2, 4, 6 et 8 mm de large, chaque espèce choisira la taille qui lui convient ;

- percer des trous de 15 cm de profondeur environ (en général la longueur du foret) ;

- ne jamais percer tout le bois, il faut toujours que le fond du trou soit fermé.

Certaines espèces préfèrent les pierres ou les briques, percez-les de la même façon.

Côté tiges de végétaux, vous pouvez alterner les tiges à moelle (ronce, framboisier, sureau…) et les tiges creuses (bambou, roseaux, phragmites…). Pour ces dernières, respecter les consignes ci-dessus en termes de dimension et de fermeture au fond.




Ensuite, voici les règles d’installation :
- isolé du sol afin d’éviter la pourriture et l’arrivée de bêtes du sol non désirées ici (araignées notamment) ;

- protéger l’installation de la pluie le plus possible, sous un toit ou en lui aposant une protection la plus perenne possible (morceau de gouttières par exemple) ;

- IMPORTANT: placer le nichoir vers le soleil et abrité du vent, exposé vers le sud-est.



En respectant ces consignes, le résultat sera garanti au moins pour les espèces communes, comme ici l’abeille Osmie cornue, dont on voit les scènes suivantes (voir photos) :

- accouplement ;

- inspection d’un nichoir en bambou ;

- vue de l’intérieur du nid avec les œufs pondus sur du nectar mélangé à du pollen, dans des cellules (« chambre d’enfant »), le tout fermé avec un bouchon de terre qui sera le seul moyen de constater que le nid est occupé.

- vue de l’intérieur d’un même nid (normalement invisible), à différentes périodes : œufs, larves et cocon contenant la nymphe en métamorphose.

- nids dans le plus grand hôtel à abeilles (ONF/Opie)

A installer dès la mi-février environ, car certaines osmies sont précoces. Mais il y a tellement d’espèces que d’autres viendront s’installer jusqu’en juillet/août. Ensuite ? Eh bien les larves se métamorphosent en adultes et ceux-ci restent tout l’hiver dans le nid et sortent l’année suivante. Chez ces abeilles il n’y a qu’une génération par an. 





Aller plus loin


 avec les mots clés « nichoir à insectes, « hôtel à abeilles », « abri à insectes » vous trouverez beaucoup d’informations.

L’efficacité des nichoirs 

Les différentes bêtes que l’on peut accueillir 

Le plus grand 

Vidéo - Préparer le printemps et son nichoir 

Vidéo - Hôtel à insectes :
https://www.youtube.com/watch?v=1i_ro8_fuHc ethttps://www.youtube.com/watch?v=YQcbuZhegh8

Toute info sur les insectes et plus






Photos : entomart.be



Textes François Lasserre à améliorer, utiliser, partager... WIP !