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 infox︎PENSÉE CRITIQUE



︎ Pourquoi croit-on autant d’infox (ou fake news) ?


Voici un petit point pour aider à se balader sur ce site ︎


Par exemple, saviez-vous que :


︎ Penser que “la nature est bien faîte” relève du créationnisme ?
︎ Il n’y a pas d’équilibre dans la “nature” ?
︎ Les abeilles qui font du miel sont très minoritaires ?
︎ Les “poissons” n’existent plus ?
︎ Aucun sourcier n’a un pouvoir surnaturel ?
︎ Côtoyer des frelons, même “asiatiques”, n’est pas risqué ?
︎ Une pomme dans notre main nous attire plus que la Lune ?
︎ Les araignées ne nous piquent (mordent) pas la nuit ? 
︎ Un produit ne peut pas “détoxer” notre corps ?
︎ Installer une ruche est une fausse bonne idée pour la biodiversité ?
︎ La “nature” est un concept et non une réalité ?



Sinon, comme moi avant sur certains sujets, cela veut dire que vous n’avez pas assez creusé et démystifié (= débunké) ces sujets, ou alors sans utiliser suffisamment de « pensée méthodique ».

Pourtant, pour la paix des échanges, des débâts, des constructions communes, des familles et pour son apaisement, rien de tel ! 🌈️

Cet article est une occasion d’essayer de nous appuyer davantage sur des informations fiables, en essayant d’utiliser au maximum notre “esprit critique”, pour mieux distinguer notamment ce que l’on croit (une intuition, un ressenti, une anecdote, une expérience personnnelle, un témoignage, etc.), de ce que l’on sait (une méta analyse de très nombreuses études scientifiques, des années d’études, etc.).


Croire est du côté de nos ressentis, ou intuitions, qui peuvent être justes, mais nous trompent souvent, ce qui ne les rend pas fiables, et donc inutilisables sans les vérifier sérieusement. Arf, ça commence mal, à une époque ou l’on entend souvent dans le développement personnel : “écoutez votre intuition...” ! 😬️ 

Savoir est du côté de la science, c’est-à-dire d’une méthode de connaissance du monde, qui permet d’apporter les résultats les mieux vérifiés et les plus fiables à ce jour. En particulier lorsqu’il s’agit des “méta-analyses”, c’est-à-dire l’analyse de toutes les études très sérieuses disponibles dans le monde entier sur un sujet précis (voir Aller plus loin).

Les savoirs sont agiles, ouverts et souples, ils changent parfois au fur et à mesure des avancées scientifiques, ils s’auto corrigent régulièrement car la science avance. Les croyances, elles, sont figées, fixes, dogmatiques, immuables… Ce qui les rend encore moins fiables, voire suspectes. Par exemple tout ce qui est “traditionnel” et inchangé depuis longtemps n’est pas un gage de fiabilité. Au contraire, une immense partie des plus ou moins vieilles pratiques encore répandues restent des “pseudo-sciences”, car elles n’ont toujours pas prouvé leur efficacité intrinsèque, elles ne respectent pas les critères de la méthodologie scientifique, tels les principes intangibles de réfutabilité, de non-contradiction et de reproductibilité.

En santé,
par exemple, qui sait bien que l’ostéopathie pure, l’homéopathie, l’acupuncture, la sophrologie et bien d’autres n’ont (toujours) pas prouvé leur efficacité ? Elles restent ainsi des pseudo-sciences car les résultats des études - vérifiées avec méthode - ne dépassent pas ceux du placebo. Et dans ce cas, si des effets apparaissent, ils sont dus aux effets contextuels (placebo) et non à des effets qui seraient intrinsèques à ces pratiques. 

A ce propos, il se dit souvent “mais si ça marche, même placebo, ce n’est pas grave !”. Absolument pas, si cela est dit et se sait officiellement, que chacun le fait en connaissance de cause, et que cela reste dans la sphère privée. A quand une indication sur toutes ces pratiques ou produits précisant “Ne dépasse pas l’effet placebo” ? Sinon, cela entretient la “pensée magique” et les mythes, cela détourne de la raison et peut attiser le dogmatisme. Et, hors des dogmes, les avancées et la paix sont plus accessibles.  




Source : Christophe Michel – chaîne « Hygiène mentale »



S’appuyer sur des informations fiables est d’autant plus important lorsque l’on débat, ou que l’on reçoit du public, en tant qu’animat.rice.eur, éducat.rice.eur, vulgarisat.rice.eur, journaliste, médiat.rice.eur, enseignant.e.s ou parents.

Nos motivations sont en grande partie la pédagogie et la neutralité des propos (autant que possible). Plus nos informations seront fiables et précises, plus notre devoir de neutralité sera servi. D’autant qu’une action d’éducation n’est pas censée être un lieu de militantisme, ni de prosélytisme, au contraire, elle doit être le cadre d’une saine émancipation citoyenne du public, la plus neutre et objective possible. 


Et ces remarques sont également valables pour des parents qui cherchent à émanciper leurs enfants, et moins à les “formater”. 


︎ Des pistes de méthodes 


Voici quelques pistes, surtout lorsqu’il s’agit de sujets délicats et polémiques, comme la consommation, la santé, le nucléaire, le bio, les OGM, les pesticides, la “nature”, la collapsologie, etc. Cela pourra aussi nous servir lors d’un dîner entre amis, haut lieu de débats et d’échanges parfois stériles autour de sujets non maîtrisés que sont, justement, ceux gouvernés par nos croyances.

Nos “profondes convictions” ou encore le fait que nous soyons “intimement persuadé(e)s”, ne sont malheureusement pas des arguments fiables, voire obscurants à propos des sujets que l’on ne maîtrise pas 😞️ 
Quel que soit le sujet, il est donc utile de se méfier de son expérience personnelle et de ses ressentis, car ils nous trompent. En grande partie à cause de biais cognitifs dits “de raisonnement” (voir plus loin). Encore une fois, ce n’est pas parce que quelque chose nous semble « logique » ou « évidente » qu’elle est juste. Et si elle est contraire à son intuition, c’est très difficile de la jauger tant c’est assez contre-intuitif, justement. Alors il est davantage raisonnable de se forcer à chercher si l’on a tort, autant que possible.

L’erreur est de ne pas se rendre compte que l’on cherche (consciemment ou non) à se convaincre, tant on a envie que notre idée/avis/opinion soit vrai (dans ce cas cela entretien de notre biais de confirmation, voir plus loin).



︎ Attention au “Mont Stupide” 


Sans pensée méthodique, il nous arrive souvent de parler d’un sujet à peine ou peu maîtrisé, et pourtant en toute confiance, notamment s’il satisfait notre biais de confirmation. C’est à ce moment que l’on peut être victime de notre biais cognitif dit « biais de supériorité illusoire » (ou effet Dunning-Kruger, voir Aller plus loin).



Il décrit notre tendance à surestimer nos connaissances lorsqu’on a le moins de compétences sur un sujet donné (et inversement). Au début, lorsqu’on croit savoir, on se sent en confiance et on est sur le Mont Stupide.

C’est en général le cas lorsque l’on a seulement des infos d’une structure militante par exemple, ou d’une seule étude scientifique, d’un seul article de presse, d’un ressenti, d’un seul témoignage, etc. Cela ne veut pas dire que c’est obligatoirement faux, mais encore une fois que ce n’est pas fiable

Puis, si l’on creuse vraiment un sujet, on se rend souvent compte de l’étendu de notre ignorance, de l’infinie complexité des choses et du monde, que rien n’est simple. C’est alors que l’on se trouve dans la Vallée du Désespoir ou vallée de l’humilité.

En creusant davantage (voir Aller plus loin), on peut cependant remonter doucement la pente et atteindre le plateau de la consolidation. On commence alors à devenir plus expert sur le sujet, avec la conscience que l’on ne le maîtrisera jamais parfaitement.


"L’ignorance engendre plus fréquemment la confiance en soi que ne le fait la connaissance".
(Origine de l’Homme, Charles Darwin, 1871)


Au-delà de son titre, ce livre donne un maximum de clés pour s’équiper d’un “détecteur de bullshit” et donc d’infox.


Bullshitomètre face à une infox 

︎ Pour davantage de rigueur, plus une idée va dans votre sens, plus il est nécessaire de la challenger, de la démystifier ou discréditer (débunker) !


Par exemple, il est assez intuitif de penser que les “pesticides” seraient mauvais pour la santé, que la Lune influencerait nos plants de tomates ou que ce qui est “naturel” serait exempt de tout soupçon. Pourtant, tout ce qui vient de la “nature” n’est pas forcément bon, voire dangereux ou mortel. Et inversement, tout ce que font les humains (= “artificiel”) n’est pas mauvais. Ce qui signifie tout simplement que se fier au mot “naturel”, n’est pas fiable, donc inutilisable.  

Et pourtant, quand ça nous arrange, nous avons facilement tendance à l’oublier. C’est en partie dû au fait que notre cerveau a une propension à simplifier la complexité du monde. A chercher une explication simple. De plus, lorsqu’on entend au moins 2 ou 3 fois quelque chose, la psychologie dit que cela s’imprègne.

Et si en plus notre culture ambiante (familiale ou sociétale) le dit, il est si difficile de se déculturer et lutter contre les idées reçues. Comme par exemple : les “frelons seraient dangereux”, “les abeilles domestiques utiles pour la biodiversité” ou que “les gros boutons avec deux trous seraient ceux d’une araignée la nuit” ? C’est très difficile et pourtant tout cela est faux.

Idem pour les “produits chimiques”... En creusant sérieusement ces sujets, on se rend assez vite compte que le bien et le mal n’existent toujours pas. Et voici encore notre propension à vouloir simplifier la complexité du monde. Mais comment lutter contre notre cerveau qui nous joue des tours ? Voire qui use de flemme ? Pas facile ! 





︎ Idéalement on évitera de supposer sans vérifier 


Dès que l’on commence une phrase par “je pense que…”, “je crois que…” ou “à mon avis…” eh bien idéalement on s’arrête net ! Et si vraiment on veut aborder ce sujet, on le creuse à fond et très sérieusement. En se posant simplement (!) la question “qu’en dit le consensus scientifique mondial ?”.

Contrairement aux personnes dogmatiques, les scientifiques sont agiles et très créatifs, ils se remettent régulièrement en question et font sans cesse de nouvelles suppositions. Seulement ils les expérimentent toutes avant de parler de leurs résultats, et proposent avant à d’autres scientifiques de les challenger, par précaution.



︎ Suspendre son avis est un exercice très difficile, notamment parce qu’il oblige à contenir son ego, à ne pas exister (au moins sur ce sujet).
Y arriver est un challenge continue avec soi-même !


Pourtant, avec un peu (😅️) d’entrainement, à la manière d’un bon journaliste scientifique, on peut donc chercher, croiser et vérifier de nombreuses sources d’informations. C’est long et fastidieux, surtout lorsqu’on ne doit pas prendre pour acquis les premières informations présentes sur Internet “grand public”. Et en particulier lorsqu’elles vont dans notre sens 😬️ ! Y compris d’une source renommée, comme un quotidien national ou un “spécialiste”. Il est toujours utile de rafraîchir et de vérifier auprès de nombreuses études scientifiques, en particulier si nous ne sommes pas des scientifiques chevronnés. Oui, c’est souvent laborieux (penser et réfléchir coûtent énergétiquement, physiquement), mais l’énergie dépensée en vaut la peine !


︎ Voir ici ou plus bas Comment trouver des sources fiables ?

Nos informations viennent-elles d’un ou plusieurs scientifiques, d’un particulier lambda, d’un militant, d’un « anti », d’un « pour », etc. ? Méfions-nous du très puissant biais de raisonnement appelé « biais de confirmation », cette tendance universelle, mais trompeuse, qui nous conduit à toujours chercher et valider nos idées/croyances, plutôt qu’à les tester et les challenger (voir Biais cognitifs dans Aller plus loin).

Idéalement, pour lutter contre ce biais : lorsqu’une info ou idée va dans notre sens et suit notre intuition, suspectons-la encore plus qu’une info contraire ! 

Cherchons davantage à la dézinguer qu’à l’accepter sans réfléchir. Et si l’on n’arrive pas du tout à la démystifier, même après un sérieux travail de recherches, alors elle pourrait être plutôt fiable.

Mais que c’est difficile ! Presque tout le monde pense le faire, mais en réalité... 😅️

Pour s’aider encore, on peut chercher des infos là où nous ne serions pas allés spontanément. Exemple : si l’on est de gauche, lisons aussi Le Figaro, et inversement. Et surtout ne nous contentons pas de taper “jardiner avec la Lune” dans un moteur de recherche, car tous les sites qui vont dans ce sens (ou commerciaux) apparaissent généralement en premier et risquent de satisfaire illico notre biais de confirmation. En revanche, en tapant “jardiner Lune controverses” (ou science, critique, pensée critique, études scientifiques, zététique, etc.) on se rendra vite compte qu’il existe finalement des études sérieuses qui, elles, ne prouvent… rien.


Echelle des niveaux de preuves : nous avons plus souvent tendance à avoir un avis en restant dans la partie basse des “témoignages sans valeur”. 
Illustration Stéphane Ponzi



︎ Autrement dit, nous avons trop souvent tendance à nous prouver ce que nous croyons, plutôt qu’à savoir si nous avons tort 



Ne jamais sous estimer que Certaines propositions intellectuelles sont beaucoup plus séduisantes pour notre cerveau, que des propositions méthodiques. Ne pas négliger le fait que la pensée méthodique est une pensée extrêmement désenchantante. Accepter de suspendre son jugement et ne pas plonger dans le délice d’un certain nombre de narrations, c’est aussi dépouiller le monde d’une certaine magie. Et certaines personnes préfèrent à la vérité, la jouissance psychique !” (Gérald Bronner



Voir aussi ce que disait Nietzsche à propos de notre désir de plaisir, plus que de vérité (Avenir de la science).  

La réponse à nos questions est rarement aussi tranchée qu’on le croit, voire parfois à l’opposé. Toujours se poser la question « que dit la science ? ». Existe-t-il un consensus scientifique, voire une théorie scientifique sur un sujet ? Et qui dit théorie scientifique, dit validation international, c’est-à-dire ce qu’il y a de plus fiable, le plus haut degré de preuves en attendant de nouvelles découvertes. Ce n’est donc pas “juste une théorie”.

Cela signifie aussi qu’une personne (même célèbre), une seule étude scientifique ou une info qui circule ne valent quasiment rien. Cela ne veut pas dire que c’est faux, mais seules les méta-analyses* d’un très grand nombre d’études valent vraiment la peine d’être considérées, car elles sont à ce jour le plus haut niveau de preuve dont nous disposons. Ainsi, le fréquent titre de presse “Selon une étude…” ne vaut très souvent pas grand-chose et tombera aux oubliettes. De plus, peu de journaux publieront un erratum des mois ou des années plus tard 😒️.

Il doit donc exister un très grand nombre d’études scientifiques apportant des preuves fiables pour qu’un sujet devienne réellement bankable.



︎ Suspendre son jugement !  


Idéalement, si l’on n’a pas très sérieusement débunké un sujet, on se contente de dire “je ne sais pas”, “je n’ai aucun avis”, “on en reparlera une autre fois, lorsque j’aurai mieux étudié le sujet”, etc. Voilà des phrases qui manquent tant pour la paix des échanges et des relations humaines.

Seulement suspendre son jugement est une forme de torture pour notre cerveau qui a toujours des solutions à nous proposer. Le contenir est une espèce de suplice intellectuel.

Réussir à le faire est une forme de courage et de sagesse. Les plus raisonnables d’entre nous arrivent à admettre ne pas savoir, et ils en sont fiers (et bien plus zen) !

Retenons aussi que sur Internet et dans les médias, les “croyants” (enfermés dans leurs certitudes/colères/combats) sont davantage présents et prosélytes que les “sachants”. Des études montrent aussi que sur les réseaux sociaux le faux va plus loin, plus vite et plus profond que le vrai (voir par exemple ScienceVol 359, n°6380, 09 mars 2018).



︎ Croiser les approches


Une autre piste consiste à mélanger et croiser le plus possible les disciplines : sciences naturelles, histoire, sociologie, psychologie, philosophie, etc. Les sujets environnementaux sont particulièrement concernés par cette transversalité. Seulement nous n’avons pas l’habitude de réfléchir de façon très transversale, alors que la vie, elle, l’est.

Prenons par exemple le thème des « espèces invasives », comme le frelon “asiatique” (ou le loup d’une certaine façon). Voici de bons exemples de sujets transversaux et compliqués à aborder sous un seul angle. En tout cas éviter autant que possible de suivre son ressenti, très culturel (amis de la nature, chasseurs, apiculteurs, gestionnaires, maires, chef d’entreprises...) et généralement très biaisé lorsqu’il s’agit de sujets sensibles et d’actualité à chaud.

Un sujet traité à 360° devient très différent et souvent bien moins tranché qu’on ne le croyait.





︎ Pour une meilleure efficacité !


Qu’elle que soit la forme d’une rencontre avec le public (ou ses amis, sa famille), le fond est important puisque notre démarche est parfois d’intérêt général. De plus, un public qui ne ressent pas une certaine compétence et neutralité (voire un apaisement) dans son interlocuteur, ou de la flexibilité dans ses opinions, sera moins prompt à accueillir ses propos.  

Votre public a ses idées reçues et ses croyances, plus ou moins tranchées. Une des clés pour les appréhender au mieux est d’être très bien informé, ouvert et à l’écoute. Si l’on est soi-même retranché dans ses croyances, ses dogmes et certitudes, il est difficile de demander l’inverse à son public, ou d’être à l’écoute et de ne pas se laisser aller à un prosélytisme stérile. 


Et d’ailleurs, tous les pédagogues le savent, le prosélystisme ne marche pas. Voire plus vous prouvez à quelqu’un.e qu’elle.il a tort, et plus vous renforcez sa croyance !


Un livre pour tou.te.s celles et ceux qui en on assez ou qui doutent lorsqu’ils entendent le mot “quantique” à toutes les sauces, hors du champ scientifique.


︎ Utiliser des outils d’auto-défense intellectuelle


Enfin, pour trier l’information et garder l’esprit éveillé, on pourra s’aider d’outils intellectuels élaborés notamment par les sceptiques du monde entier, appelé.e.s aussi rationalistes, pens.eur.euses critiques et méthodiques ou autres “zététicien.nes” (= pédagogues de la pensée méthodique). Ces scientifiques - amateurs ou pro - proposent de nombreux outils d’auto-défense intellectuelle pour aiguiser ses raisonnements et “mieux penser”, comme le font notamment les membres du collectif Cortecs par exemple.
Sans perdre de notre engagement bienveillant vis-à-vis du vivant, de nos attentions vis-à-vis de notre environnement et de notre imaginaire créatif, il est utile d’aiguiser autant que possible notre méthode de connaissance, et de rester intellectuellement agiles, comme l’est la science.

Nos animations, nos médiations, nos réunions et nos dîners n’en seront que plus agréables à réaliser et à vivre, pour nous et pour tout le monde !



︎ ALLER PLUS LOIN (pistes)


Ne jamais hésiter à poser des questions aux spécialistes du domaine qui vous intéresse, ils sont souvent contents et disponibles pour échanger.

Sur les recherches en ligne ou dans les écrits, multipliez les mots clés, variez-les, surtout à l’inverse de vos intuitions.

Pour tous les sujets, de simples moteurs de recherches ne suffisent pas. A compléter avec des rencontres, des vidéos, des livres et surtout des publications scientifiques à chercher ici :

Google scholar

Pub Med (sciences de la vie)

GeoRef (sciences de la terre)

Archives ouvertes HAL

Science Direct

Réseau Cochrane (santé)

Etc. 


Développer et se former à l’esprit critique :
Développer son esprit critique
Former l’esprit critique des élèves
La fondation La main à la pâte 
Le  Collectif de recherche transdisciplinaire esprit critique & sciences (Cortecs)
Observatoire zététique
Cours d’auto-défense intellectuelle (par Richard Monvoisin, Université Grenoble Alpes)

Apprendre à apprendre, Leçon 6 sur [Lab]map : 
Se fier à son intuition ou développer l’esprit critique ?

Les biais cognitifs :
Associations Libres
Wikipedia
Un exemple : Effet de surconfiance
[Vidéo] Effet Dunning-Kruger
Un exemple : Le biais de confirmation (Comment avoir moins souvent tort ?par Nicolas Gauvrit)
[Vidéo] Tous biaisés !
[Vidéo] Introduction aux biais cognitifs et aux erreurs de logique

Les moisissures argumentatives :
Liste de 25 moisissures argumentatives (Cortecs)

A propos des vérités scientifiques (par Etienne Klein)

Exemples de matériel vidéo scientifique :
Espace des sciences (Rennes)
UniverscienceTV
Agora des savoirs
Treize minutes
Les Ernest
Collège de France
Vidéo de science
Science étonnante
Les conférences de l’Afis

Exemples de podcasts :
Podastsciences 
Meta de choc

Exemples d’émissions de radio :
La méthode scientifique
Continent sciences
La conversation scientifique
La marche des sciences 

Exemples de sources fiables et scientifiques :
La partie universitaire de Google : Google scholar
Comment utiliser Google Scholar ?
PubMed (biologie et médecine)
Comment trouver des sources fiables ? Par Macroscopie
Les sites des ministères vers les études, méta-analyses et statistiques scientifiques qui les concernent.
Statistiques nationales
CNRS
Inrae
Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)
Agence nationale des fréquences (Anfr)
Muséum national d’Histoire naturelle (Mnhn) 

Magazines papier 
Pour la science
La recherche

Associations pour la raison et l’information
Union rationaliste (UR) Association française pour l’avancement des sciences (AFAS)
Association française pour l’information scientifique (Afis)

Matériel pédagogique sceptique 
(esprit critique, zététique, infox, hoax…) :

[Livres] Lectures faciles, en priorité les numéros 1, 2, 3 et 22 de la collection Une chandelle dans les ténèbres
[Livre] Petit cours d’autodéfense intellectuelle
[Livre] Manuel d’autodéfense intellectuelle
[Livre] La démocratie des crédules
[Livre] Santé, science, doit-on tout gober ? 
[Bibliographie] Charlatans.info
[Bibliographie] Bibliothèque des sceptiques du Quebec

[Blog] Curiologie
[Blog] Menace théoriste

[Podcast] Méta de choc
[Podcast] Scepticisme scientifique
[Podcast] L’heure du doute par Nichoax
[Podcast] Skeptikon

[Vidéo] Débattons mieux, avec Science4all
[Vidéo] C’est quoi l’esprit critique (Raisonnance) ?
[Chaine] Le Vortex 

Vidéos d’aide à la défense intellectuelle :
[Vidéo] L’Autodéfense Intellectuelle (des outils pour la recherche d'information)
[Vidéo]  Virginie Bagneux / La zététique : esprit critique, es-tu là ?
[Vidéo] Notre cerveau face aux fake news
[Docu] Les lois de l’attraction mentale 
[Vidéo] La zététique, par Henri Broch
[Chaine] Hygiène mentale
[Vidéo] Pourquoi sommes-nous crédules (par Gérald Bronner) ?
[Vidéo] L’appel de la nature ? 
[Vidéo] Négociation intellectuelle avec le monde (Tronche en biais / Gérald Bronner)
[Chaine] Savoirs en société
A propos de La fiabilité des études scientifiques (Le Vortex)

Tous les vulgarisateurs de la méthode scientifique sur la toile :
Sur Hygiène mentale 

Infox et post-vérité
La manipulation de l'information, faut-il désespérer ?

Exemple de sites sur les infox :
Stopintox
Décodex du Monde
Désintox de Libération
Tatoufaux

Répondre aux péjugés 

À lire (entre autres) :





Autre exemple de fiche pédagogique sur les “Niveaux de preuve”, à retrouver sur le site de Florence Dellerie 
Mark
Textes François Lasserre à utiliser, améliorer, partager... WIP !